L’utilisation du laser pour des applications militaires

Dans un environnement où les guerres font fureur, des dispositifs à la pointe de la technologie sont conçus. Cela permet aux forces impliquées de ne pas être vaincues. Pour cela, le monde militaire a vu naître les missiles autoguidés qui ne ratent pratiquement jamais leur cible. Pour éviter les pertes matérielles et en vies humaines, une technologie que vous découvrirez ici a été développée.

L’avènement du DIRCM

Depuis la Première Guerre mondiale, les avions ont été utilisés comme des engins de combats. Avec l’évolution de la technologie, ils ont été améliorés puis équipés d’engins explosifs encore plus destructeurs. C’est le cas des missiles autoguidés, réputés pour toujours abattre la cible. Toutefois, grâce à la technologie du DIRCM, ces derniers peuvent être évités.

Afin de mieux comprendre l’utilité du DIRCM, il est important de connaitre le principe de fonctionnement des missiles autoguidés. En effet, ceux-ci sont équipés d’un laser ou d’une partie sensible qui peut traquer un aéronef grâce à un point chaud du matériel volant. Il s’agit très souvent du réacteur qui dans la majorité des cas peut être pris pour cible.

Les pilotes utilisaient des leurres qui sont plus chauds que les réacteurs des avions. Pendant un temps, cela a permis d’éviter le crash du matériel volant. Cependant, grâce à une technologie en perpétuelle évolution, ces leurres n’ont pas tardé à être contournés. En effet, les missiles autoguidés de dernière génération peuvent aisément distinguer un leurre du réacteur même de l’aéronef. Il était donc question de contrer les attaques de ces missiles intelligents.

La technologie DIRCM : la solution ultime

Dans un contexte où les leurres ne suffisaient plus pour éviter le pire, le seul moyen de s’en sortir consistait à aveugler les missiles. Cela n’est possible qu’en ayant recours au Directional Infrared Counter Measure nommé en français contre-mesures infrarouges directionnelles.

Le principe de fonctionnement de cette technologie reste simple. Elle utilise un laser dont sa longueur d’onde conditionne son efficacité. Pour éviter le pire à un avion, le dispositif doit embarquer un laser assez puissant pour que sa longueur d’onde puisse s’harmoniser avec celle du missile.

Étant donné que l’engin explosif sera également équipé d’un laser, celui du DIRCM doit se propager de façon optimale à partir de l’avion jusqu’à sa cible. Cependant, la taille des avions ne facilite pas une propagation optimale du faisceau. Les missiles étant moins imposants, ils peuvent mieux prendre en chasse l’avion.

Les modèles classiques de laser présents sur le marché ont une longueur d’onde et une puissance réduite. En réalité, plus le support est compact, plus l’onde du laser se propage correctement. Pour remédier à ce problème, des combinaisons sont réalisées afin d’accroitre la portée du DIRCM.

Les lasers les plus souvent utilisés dans ces cas sont les Quantum Cascade Laser (QCL). Leur assemblage amplifie le champ d’action du DIRCM. L’utilisation d’un système de contre-mesure optronique sera donc efficace pour aveugler les missiles autoguidés.

Ainsi, c’est avec l’aide du laser dont fait usage cette technique qu’il est possible d’éviter d’importants dégâts matériels et de préserver la vie des soldats dans un aéronef.

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